Poursuivre la politique hydraulique

11 octobre 2018
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Valentin GULAREK, Président JA 47 et Jacques CHAPOLARD, Président FDSEA 47, écrivent à Madame le Préfet.

Notre département subit depuis plusieurs années les effets du chan­gement climatique… Fortes précipi­tations au printemps puis sécheresse et canicule estivale… L’agriculture est un pilier économique du dépar­tement mais est aussi le secteur su­bissant de plein fouet les intempéries.

Si les pouvoirs publics ne peuvent agir sur les excès d’eau, ils doivent permettre aux agriculteurs de gé­rer les périodes de sécheresse, et, pour ce faire, l’accès à l’eau par son stockage nous semble être la meil­leure solution.

Stocker l’eau l’hiver pour l’uti­liser l’été, rien de plus logique, qui plus est dans un département comme le notre où de nombreuses productions à valeur ajoutée néces­sitent la mise en place de système d’irrigation. D’ailleurs, le Lot-et- Garonne est depuis longtemps en­gagé dans une politique hydrau­lique volontariste, créant, au fil des années plus 3 500 lacs colli­naires qui ont permis le dévelop­pement des cultures spéciales qui font la force économique de l’agri­culture départementale.

Dire non au lac de Caussade porté par un SDCI qui s’inscrit dans cette continuité, c’est refuser le maintien et le développement d’une agriculture innovante, c’est également dire non à l’assurance d’un revenu pour les agriculteurs, c’est aussi dire non à un réel pro­jet de territoire.

En effet, cette retenue rendra de nombreux services à l’agriculture d’une part, mais aussi à des bas­sins versants connaissant des situa­tions hydrologiques fortement pro­blématiques. Ce projet sera égale­ment utile au territoire d’un point de vue environnemental.

Ce projet n’est pas une fin en soi, il doit être suivi de la réalisa­tion de nombreux autres projets de lacs, en cours ou à venir.

Il y a urgence à sécuriser les productions agricoles, fleurons de l’économie lot-et-garonnaise et à assurer, plus amplement, la sécu­rité alimentaire de la France.

Enfin, nous avons besoin d’une réelle ambition pour l’agriculture lot-et-garonnaise et plus largement. 

Suite à un courrier cosigné du Ministre de l’Agriculture et du Ministre de la Transition Ecologique, Mme le Préfet a lancé, le 8 octobre, une procédure contradictoire préalable au retrait de l’arrêté d’autorisation (du 29 juin) de création du lac.

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