Filière Pruneau Démissions en série

22 décembre 2017
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Ca ne me fait pas rire !

Démission en série dans le monde de la prune

Que faut-il en penser ?

Alors que le monde de la prune et du pruneau traverse une nouvelle crise ( surproduc­tion ou perte de marchés ? ) M. Pomiès, vice-président de France Prune démissionne de la présidence du BIP. Dans la foulée, M. Léger, Président de l’UPI démissionne à son tour du Comité Economique du Pruneau. A ce jour, nous n’en savons pas plus sur les motivations de ces actes. Ce que je sais, c’est que le monde prunicole a été, à nouveau, amené dans une impasse et que c’est encore les producteurs qui vont trinquer ( retard de paiement, frais de stockage, cotisation à l’export… ).

Je pense qu’il est temps de lever un certain nombre de tabou et de se dire les choses telles qu’elles sont. Aujourd’hui, « le bon sens paysan » n’est plus entendu dans les organismes de décisions ( BIP, Comeco, OP… ). Seul l’individua­lisme prime ( résultat des industries de transformation ) au détriment de la viabilité de la filière. Il est telle­ment facile de se livrer une guerre commerciale entre transformateurs afin d’affaiblir son concurrent pour pouvoir le racheter ultérieurement.

Aujourd’hui, je me permets de leur poser un certain nombre de questions :

- quel est le volume de pruneaux étrangers mélangés aux nôtres et vendus sur l’ensemble des marchés ?

- qu’a-t-il été réalisé sur la dyna­mique commerciale ? (troisième chapitre du PRC)

- comment vous, transformateurs, pensez-vous structurer l’offre pour assurer des prix rémunérateurs aux producteurs ? ( rappelez-vous en 2014 et 2015 vous avez su le faire pour acheter du pruneau d’importation ).

En ce qui me concerne, c’est parce que je pense que la situation est difficile mais pas perdue d’avance que je ne démissionne pas de cette production. Regarder l’exemple de la fraise qui, il y a quelques années, était en concurrence directe avec la fraise espagnole. La production française a su se démarquer par la qualité gustative. Nous devons en faire de même ! Nous devons savoir vendre :

- notre IGP pruneau d’Agen ( moins de phytos que les concurrents, qualité reconnue )

- avoir une appellation pruneau européen ( pour nous différencier au niveau du marché export de nos concurrents ),

- améliorer nos process pour une qualité gustative irréprochable ( développer le mi-cuit… ),

- avoir une gamme petit fruit de qualité concurrentielle pour l’agro-industrie.

Enfin, parce que la FDSEA 47 se veut forte de son réseau, je vous invite à venir à nos assem­blées cantonales afin de pouvoir échanger et redynamiser la section pruneaux force de proposition.

Alain Briffeille, producteur

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