Editorial de Claudine FACCI, Présidente de la Section Main d’Oeuvre de la F.D.S.E.A.

20 septembre 2018
Img_1806

Continuer encore et encore

Cette année 2018 sera décidément bien compliquée sur beaucoup de points : gel, excès d’eau, sécheresse, températures "échaudantes", manque de main d’oeuvre, prix non rémunérateurs à cause des charges trop élevées et de certains stocks (prunes), de plus, notre image est tous les jours malmenée par certains médias. C’est à croire que, s’il n’y avait plus d’agriculteurs, tout serait résolu ! Maintenant, c’est la réduction des charges TO/DE des travailleurs saisonniers qui est remise en cause ! Que faire, baisser les bras ?

NON et non, nous avons bâti nos exploitations avec beaucoup de passion, de travail, de privation (en négligeant parfois nos familles) car la priorité était l’outil de travail. On ne va pas tout laisser tomber. Ne nous isolons pas ! Retrouvons la force syndicale et ayons le courage de défendre notre métier au-delà des clivages. Il faut savoir qu’est-ce-qui est le plus important. Nombreux, nous pouvons obtenir, nous défendre, afin de donner aux jeunes des perspectives, l’envie d’entreprendre. Notre production agricole est tracée, respectueuse de l’environnement avec des pratiques novatrices et des outils performants. Les femmes et les hommes qui portent notre agriculture peuvent être fiers du travail mené.

A ce propos, je tiens à remercier Nathalie BINDA qui nous a permis de mettre en place une conférence de presse en réaction à la suppression des charges sur les travailleurs saisonniers TO/DE. Elle nous a présenté le coût de cette suppression sur son activité et le frein que cela peut avoir sur le développement de son exploitation, ajouté aux problèmes de recrutement de main d’oeuvre. Ensuite, une visite de ses serres de tomates nous a été proposée dans des serres d’une grande technologie avec retraitement des eaux... biocontrol...  Merci Nathalie.

L'actualité en vidéo

Suivez-nous !