Pruneaux

2 juillet 2018
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« J’entends déjà la détresse de certains producteurs » !

Voilà comment l’on peut résu­mer les propos de M. Bottéon avec lequel je me suis entretenu vendredi 22 juin suite au Conseil d’Administra­tion du BIP. Alors qu’elle avait été un ac­teur incontournable dans l’obtention de l’aide couplée (12 millions d’euros pour la filière), la FDSEA 47 écartée depuis quelque temps des instances décision­nelles ne peut que constater le désastre dans la filière pruneaux.

Concernant l’enlèvement de la récolte 2018, les pruniculteurs se retrouvent di­viser en deux camps :

• des producteurs adhérents à la coo­pérative France Prune bénéficieront vrai­semblablement de l’enlèvement total de leurs récoltes. En investissant dans leur outil de transformation et commerciali­sation ( parts sociales, fond tournant… ), ils ont payé le droit de vendre,

• des producteurs indépendants li­vrant aux transformateurs privés se re­trouvent sans débouché, voir sans valo­risation de leur récolte !

Cette situation est inacceptable pour la FDSEA 47 ! ! !

Il est urgent pour la filière que tout le monde fasse abstraction de ces dif­férences ( organisation de producteurs, transformateur,… ) et se remette à tra­vailler ensemble.

« Le dictat des grandes gueules n’a que trop duré », j’incite les gens qui par­tagent ces idées à prendre le pouvoir au sein de leurs OP.

Nous devons reconstruire une inter­profession forte afin qu’elle puisse tra­vailler sur 4 axes principaux :

1 ) baisse des stocks : « arrêtons de stocker des fruits qui nous seront payés en-dessous de nos coûts de production ! »

2 ) contrôle d’importations : par une pression au niveau de Bruxelles sur les importations qui ne répondent pas aux normes de production française ( France : suppression des néonicotinoïdes, qu’en est-il du pruneau chilien ? )

3 ) régulation de la production ( 35 000 tonnes par an payées 2 000€/Tonne me semble plus raisonnable que 50 000 tonnes payées 1 300€/Tonne )

4 ) défendre le régime d’aide couplée au niveau actuel afin de lutter contre la distorsion de concurrence ( coût de pro­duction ) Personne ne s’en occupe !

En conclusion, existe-t-il encore des personnes capables d’accompagner ce projet ? Je l’espère.

Sachez que le réseau FDSEA/FNSEA/JA est à vos côtés durant cette crise, comme il l’a déjà été pour le barème d’indemnisation des pertes de fond sur pruniers (calamités agri­coles) ou encore pour l’obtention de l’aide couplée en 2015 et vous pouvez compter sur nous.

Alain Briffeille, Secrétaire Général de la FDSEA