Une nouvelle étape pour la filière avec l’usine Sojalim

3 octobre 2017
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La filière de graines de soja 100 % françaises poursuit son développement, avec l’inauguration le 8 septembre d’une usine de trituration à Vic-en-Bigorre ( Hautes-Pyrénées ) par Avril et Euralis. Le site devrait transformer cette année 25 000 tonnes de soja produit en France dont 5 000 tonnes de soja biologique.

Face à la dépendance de la France vis-à-vis du soja importé, souvent OGM, Avril et Sofiprotéol, poussés par la fédération des producteurs d’oléagineux et protéagineux ( FOP ), se sont attelés au développement d’une filière soja française compétitive. En 2013, la culture ne représentait en France que 43 000 hectares cultivés. En 2015, les groupes Avril, la coopérative Euralis, Carrefour et Fipso se sont ainsi associés pour réfléchir à un plan de relance, signant en 2016 un partenariat autour de la relocalisation d’une filière soja dans le Sud-Ouest : c’est la naissance du projet Sojalim. Cette filiale commune d’Avril et d’Euralis a pour objectif l’exploitation de l’usine de trituration de soja qui vient de sortir de terre à Vic-en-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées. En service depuis juillet, elle a été inaugurée le 8 septembre en présence de Vincent Labarthe, vice-président de la région Occitanie qui a cofinancé, sur fonds européens, 750 000 € de l’investissement total de 3,65 M€, soit 20 % du capital et près de 30 % des investissements de la ligne de trituration du soja.

Acteur clé pour une filière d’avenir

L’usine devrait dès 2017 transformer 25 000 tonnes de soja français dont 5 000 tonnes de soja biologique, et a vocation à entraîner toute la filière. 140 000 hectares de soja sont cultivés en France en 2017, l’objectif pour 2020 étant d’atteindre les 200 000 hectares. Un objectif atteignable, puisque le rebond du soja s’explique aussi par ses nombreux atouts agronomiques : il stocke l’azote de l’air et n’a pas besoin d’engrais azotés, son intégration dans un système de rotation des cultures permet de réduire l’utilisation de phytosanitaires. C’est aussi une source de revenus intéressante pour les agriculteurs. Sojalim est située sur le site de fabrication pour bétail de Sanders-Euralis de Vic-en- Bigorre, qui utilisera une partie des tourteaux, coques et huiles produits, le reste sera destiné à une autre usine du groupe située à Lons ( Pyrénées-Atlantiques ). Les deux sites approvisionneront les élevages de la région. La trituration des graines de soja biologique sera faite en façonnage pour les ETS Aurouze, un acteur historique des aliments biologiques pour animaux en Occitanie. Avec la création d’une dizaine d’emplois, le projet qui s’appuie depuis le début sur les filières et partenaires du Sud- Ouest, est aussi un bel exemple de dynamisme régional.

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