Bien-être animal le mélange des genres

23 juin 2016
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Christiane Lambert

Depuis 2 ans, le bien-être animal est devenu un sujet de société plus que polémique. Il y aurait, par facilité, les bons et les mauvais, et par extrême facilité, les gentils et les méchants ! De grandes plumes se sont emparées du sujet pour dénoncer les « mauvais traitements » aux animaux. Franz Olivier Giesbert, Aymeric Caron et d’autres encore ont pris le sujet soit par réel intérêt, soit comme un marché porteur… Dans tous les cas, ces postures ou ces porteurs ont le don d’irriter les éleveurs qui depuis des années gèrent le bien-être animal, innovent en la matière et, surtout, prennent soin de leurs animaux quotidiennement.

Pour le faire, ils sont accompagnés. Ainsi, plus de 25 organisations agricoles et d’élevage ont réuni en un recueil l’ensemble de leurs bonnes pratiques et démarches de progrès engagées. Deux mondes semblent ainsi se regarder sans toujours se comprendre.

Des éleveurs attentifs à leur travail et attentionnés à leurs animaux répondent aux attentes plurielles de la société et des consommateurs, mais ne supportent plus d’être montrés du doigt et attaqués comme des mauvais élèves de la classe sociétale.

Chacun son crédo mais seuls les éleveurs font le boulot ! Bien sûr tous les débats sont légitimes et libres mais le harcèlement est une autre chose et l’on voit apparaître de vraies dérives en la matière.

Caméras cachées, atteinte au droit de propriété, mises en cause permanente, tout cela est de trop. Si la volonté n’était que de dénoncer des pratiques d’un autre âge que les éleveurs eux-mêmes condamnent, ce pourrait être louable mais au fond le véritable objectif non affiché et non avoué c’est de combattre la consommation de viande en introduisant les modèles végétariens, végétaliens, et vegan comme seuls modèles moraux, éthiques et responsables. Et là c’est plus grave, c’est une charge contre nos modes de vie, contre nos terroirs, nos traditions, nos territoires et nos racines. Ni plus ni moins. Cela devient politique et sectaire, partiel et partial. Alors disons-le tout de go, nous pouvons accepter le débat et la critique mais si c’est pour remettre en cause notre modèle de vie de façon insidieuse, c’est non ! Nos efforts méritent le respect. Le goût des Français aussi  !

 

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