« On voudrait savoir éviter la pluie », du moins à la période des semis !

12 mai 2016
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L’Observatoire Hydrologie du Lot-et- Garonne s’est réuni le mardi 03 mai à Agen, sous la présidence de Madame le Préfet. L’objectif de la réunion était de faire un bilan hydrologique du département en ce début de printemps en prévision de la gestion des ressources pour l’été et la campagne d’irrigation.

Les discussions ont d’abord porté sur les derniers mois de l’année passée, l’étiage a été très tardif puisque qu’il n’est intervenu qu’au début du mois de décembre. Néanmoins, le début de l’année 2016 a été très pluvieux, quatre épisodes de hautes-eaux ont été relevés depuis les pluies de janvier, favorisant le remplissage des nappes et des lacs.

La saison 2015-2016 est excédentaire de 10 à 20 % mais ne se situe pas dans les plus arrosées. Avec des cumuls de 450 à 600 mm de pluie tombés entre le 01/09/2015 et le 31/03/2016, et contrairement à l’an dernier à la même époque, l’année agricole débute avec un excédent de pluies. Cet excédent se maintient avec les pluies du mois d’avril. Les cumuls de janvier à avril 2016 sont les plus élevés depuis 1988 : il est tombé par endroits 60 % des pluies attendues dans une année.

La situation hydrologique du département est donc très favorable dans cette première partie d’année, les sols sont saturés et les taux de remplissages des retenues sont plus que satisfaisants.

Les problématiques liées à l’irrigation ont également été évoquées, un nouvel outil va être mis en place par les services de la DDT. Il permettra aux exploitants de connaître plus facilement à quel bassin appartient leur( s ) point( s ) de prélèvement et ainsi être plus réactifs en période de sécheresse et de restriction. De plus, une étude menée par le BRGM sur le bassin versant de la Lède ( à l’identique de celle menée sur la Gupie en 2015 ) permet d’identifier les plans d’eau situés à moins de 100 m du cours mais sans connexion, et de les exclure donc du champ des restrictions des prélèvements en cours d’eau. En effet, en période de gestion de crise, et en l’absence d’étude hydrogéologique particulière, les restrictions de prélèvements en cours d’eau s’appliquent également sur les plans d’eau situés à moins de 100 mètres d’un cours d’eau.

A noter également que des contrôles fréquents seront réalisés sur le Dropt afin de lutter contre les prélèvements sans autorisation qui ont alerté depuis un certain temps le service environnement de la DDT.

Pour terminer cette première réunion de l’année, la question de l’utilisation des lacs privés ( aujourd’hui non utilisés ) a été abordée et débattue…

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