Les collectivités territoriales mobilisées

29 janvier 2016
05.2007_120

Motion du conseil départemental

 

Le foie gras demeure l’un des fleurons de la gastronomie française et de notre industrie agro-alimentaire. Près de 25 000 tonnes de foie gras cru sont ainsi produites chaque année en France, qui occupe la 1ère place au niveau mondial, avec un excédent à l’export de plus de 57 millions d’euros en 2014.

La filière des palmipèdes gras emploie actuellement 30 000 emplois directs et environ 100 000 emplois indirects, dont 75 % dans le Sud-Ouest de la France.

En Lot-et-Garonne, la filière palmipèdes gras représente 200 produc­teurs en filière longue, 80 en vente directe, soit un total de 280 producteurs dont la production annuelle s’élève à 2,5 millions de palmipèdes. Cette production qui participe à la renommée des productions agricoles de notre département représente un chiffre d’affaire annuel de 45 millions d’euros.

Les Conseillers départementaux réaffirment leur attachement à la production de foie gras, pilier de la culture gastronomique du Sud-Ouest ; apportent leur soutien à l’ensemble des acteurs la filière palmipèdes gras ; demandent à l’Etat de s’engager, via un soutien financier adapté, sur la continuité de revenus des exploitants agricoles impactés par les mesures de lutte contre le virus de l’influenza ; demande à l’Etat d’être vigilant sur les répercussions des mesures mises en places pour les petites exploitations et producteurs, ambassadeurs d’une production authentique et de qualité.

Les 4 mesures du Conseil Régional

 

·         Création d’une cellule de crise à la Région

Cette cellule de crise est dédiée aux entreprises et exploitations en difficultés. Ces dernières sont invitées à se faire connaître en envoyant un email à l’adresse dédiée : criseaviaire@laregion-alpc.fr permettant au Conseil régional de recenser les structures en difficultés et de mettre en place un accompagnement personnalisé, en partenariat avec les services de l’Etat et de la Chambre régionale d’agriculture. L’objectif de ce dispositif est d’identifier les entreprises les plus en crise pour les aider - via des avances de trésorerie par exemple - de manière transitoire le temps que le plan de l’Etat soit opérationnel. Priorité est donnée aux accouveurs ( producteurs de canetons ), qui sont aujourd’hui les plus fragilisés par le plan d’éradication, leur activité s’étant subitement arrêtée lundi 18 janvier avec une interdiction de remise en production de nouveaux animaux et la destruction de leurs productions d’œufs à venir jusqu’à la fin du vide sanitaire.

·         Comité de pilotage en lien avec l’Etat, sera chargé du suivi men­suellement et devra identifier les points de blocage ou d’améliorations nécessaires mais aussi la concertation sur l’articulation cohérente et efficace des aides des différentes collectivités territoriales.

Ce Comité comprendrait, outre la Région et l’Etat, la Chambre régio­nale d’agriculture, des représentants de la filière ( PALSO - IGP canard à Foie Gras du Sud-Ouest, le Comité Interprofessionnel des Palmipèdes à Foie Gras ( CIFOG )… ), des représentants de la coopération et de l’agroa­limentaire, et des Départements concernés.

·         Pour les entreprises qui devront avoir recours au chômage technique durant cette période de transition, la Région s’engage à proposer comme alternative des formations aux salariés pour les former sur de nouvelles compétences ou de remettre à jour certaines pratiques professionnelles afin de préparer la reprise de l’activité.

·        La Région s’engage à accompagner les investissements nécessaires dans les exploitations pour mettre en œuvre d’éventuelles nouvelles règles de biosécurité au travers de son plan de Compétitivité et d’Amélioration des Exploitations Agricoles ( PCAE ). 

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