Une situation dégradée

22 septembre 2016
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Après le rebond observé au printemps sur les prix mondiaux du maïs, ces derniers se sont fortement repliés depuis la fin du mois de juin pour atteindre leur plus bas niveau depuis l’automne 2014. Cette situation est particulièrement vraie pour le maïs américain, qui bénéficie toujours de conditions climatiques favorables, associées, il faut le rappeler, à une sole en nette hausse.

Vers une production US record

C’est en tout cas le scénario affiché pour l’heure par l’USDA. Motivé par des conditions de cultures favorables, avec 76 % des surfaces jugées dans un état bon à excellent, l’USDA table en effet sur une production de maïs américain record. Dans son dernier rapport, publié le 12 juillet, sa projection s’élève à 369 Mt distançant le précédent record de 2014 ( 361 Mt ). Les conditions climatiques adverses pourtant annoncées depuis plusieurs semaines, se font toujours attendre, éloignant au fil des jours l’hypothèse d’un accident de culture. Les dernières prévisions météo du NOAA ( 21/07 ) pour ce mois d’août aux USA ne sont pas non plus très favorables pour les prix. Elles font état de températures et de précipitations dans la normale sur le Midwest américain, voire de pluies en deçà de la norme pour certains États de la Corn Belt. C’est donc face à cette situation et ce, malgré la confirmation du fort recul de la production et par conséquent des exportations au Brésil, que les cours à Chicago ont concédé 25 % en moins d’un mois. Le « pic » du 14 juin semble en effet bien loin ( 4,42 $/b soit 174 $/t sur l’échéance septembre 2016 contre 131 $/t au 21 juillet ). Les fonds ont nettement liquidé leurs positions acheteuses. Leur comportement restera cependant à suivre dans les prochaines semaines.

Europe : inquiétudes sur les céréales

En Europe, ce sont bien évidemment les échos des premières récoltes de céréales qui attirent l’attention des marchés. Alors que les volumes de production semblent au rendezvous aux États-Unis, au Canada et sur la Mer Noire ( en particulier en Russie ), les 1ers résultats sont préoccupants en France, avec de fortes baisses de rendement constatées sur de nombreuses régions céréalières. Il est bien sûr trop tôt pour dresser

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