Vides sanitaires et financiers attendus !!

29 janvier 2016
Blard

     2016 ne s’annonce pas facile avec les différentes crises sanitaires qui touchent nos élevages. La FCO pose toujours problème et voilà qu’une epizootie influenza aviaire vient arrêter la production avicole du Sud Ouest.
     Nombreuses sont les inquiétudes pour les aviculteurs en particulier les producteurs de canards éleveurs et gaveurs, en circuits longs comme en circuits courts. Pour ces producteurs spécialisés, l’arrêté ministériel qui oblige à vider les élevages pour une durée d’au moins 5 mois sera un coup dur, même fatal si aucune mesure d’accompagnement financière adéquate n’est mise en place.
      Après la FCO, et le plan de soutien à l’élevage, les caisses nous semblent bien vides, mais pourtant les JA comme la FDSEA 47 exigent que des financements soient débloqués !
       Le Lot-et-Garonne est un des seuls départements de la zone de restriction à ne pas avoir de cas de grippe aviaire avéré, mais les éleveurs lot-et-garonnais doivent également faire le sacrifice de l’arrêt de production. Bien que ceci semble essentiel pour assainir la zone et repartir du bon pied, les dégâts collatéraux seront nombreux ! La filière palmipèdes du Lot-et-Garonne ne peut pas travailler seule. De l’amont à l’aval de la filière, les départements limitrophes, notamment les Landes et la Dordogne, concentrent de nombreux opérateurs, notamment les abattoirs.
       Aider les filières animales c’est aider l’ensemble de l’agriculture. Le marché des céréales est déjà au plus bas, l’arrêt de consommation de maïs et blé par les élevages avicoles sur cette période n’arrangeront en rien la situation.
       La FDSEA et les JA travaillent pour défendre les intérêts de tous. Nous nous battrons pour que les conséquences soient moindres et que les aides soient à la hauteur des pertes. Cependant, si aujourd’hui les banques sont réactives et prêtes à geler les emprunts sans pénalités, la MSA ne propose pour le moment que des échéanciers.
        Suite aux mises aux normes très coûteuses, nos trésoreries sont pour la plupart très basses. Les différents arrêtés qui seront pris sont peut-être nécessaires, mais nous demandons aux services de l’Etat de bien prendre en compte la réalité des conséquences financières et la fragilité morale et psychologique des situations. Nous voulons vivre de notre métier !

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