"Du 47 dans nos assiettes "

23 décembre 2015
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Loi NOTRe

La commission spéciale portant sur la redéfinition des politiques publiques départementales s’est réunie pour la première fois.

En préambule, le président Camani a rappelé sa volonté de concer­tation concernant la refondation des politiques publiques et la nécessité d’adaptation de l’institution départementale à l’aube de l’application de la loi NOTRe. Il a également souligné l’impératif budgétaire de la démarche au regard de la raréfaction des deniers publics, associé à la recherche d’une plus grande efficience des politiques publiques et la nécessité de rationaliser les interventions.

Christian Dézalos, vice-président du Conseil départemental en charge des Finances et président de cette commission spéciale, a ensuite insisté sur la nécessité de travailler ensemble pour avancer dans le sens de l’inté­rêt général au-delà des sensibilités de chacun. Il a également présenté les objectifs de ladite mission, le calendrier et la méthode. Ainsi, la commis­sion se réunira encore trois fois d’ici mi-janvier 2016, afin de partager le diagnostic, d’évaluer les politiques départementales par commission avant d’émettre des propositions.

Le rapport de la commission sera rendu fin janvier et viendra nourrir le Débat d’orientations budgétaire qui se tiendra en février.

Cette commission constitue l’une des étapes de la redéfinition des politiques départementales, menée à différents niveaux dans le cadre de la démarche « CONSTRUISONS NOTRe 47 ».

Pour mémoire :

• 4 réunions d’arrondissement, réunissant plus de 700 élus, ont permis de présenter le nouveau champ d’action du Conseil départemental.

• la consultation citoyenne, en cours, visant à connaître les priorités des Lot-et-Garonais pour mieux répondre à leurs attentes, a déjà permis de recueillir plus de 10 000 avis.

NB : Cette commission comprend des élus du groupe de la Majorité départementale ( 6 ), du groupe d’opposition L’avenir ensemble ( 3 ) et du groupe La Dynamique citoyenne ( 1 ), à savoir :

• Président : Christian Dézalos

• 1er Vice-président : Guillaume Lepers

• Rapporteur : Christian Delbrel

• Membres : Pierre Camani, Sophie Borderie, Jacques Bilirit, Raymond Girardi, Marie-France Salles, Pierre Chollet, Alain Merly.

« Du 47 dans nos assiettes »

Au-delà de la restauration scolaire dont il a la charge, le Conseil dépar­temental souhaite généraliser les recours aux circuits courts dans toute la restauration collective, permettant ainsi de développer l’économie agricole en privilégiant les circuits courts.

Prenons l’exemple de la restau­ration scolaire dans les collèges. En 2010, dans les collèges du dé­partement, ont été consommés : 21,6 tonnes de pommes de terre, 11,8 tonnes de tomates, 3,4 tonnes de courgettes, 17 tonnes de pommes, 5,5 tonnes de melon, 1,3 tonne de rôti, 5,2 tonnes de bourguignon, 4,35 tonnes de viandes hachées fraîches, 6,4 tonnes de poulets entiers, 9,3 tonnes de cuisses de poulet, 3,5 tonnes d’escalopes de dinde….

Autant dire que les aliments utilisés dans la restauration scolaire représentent une opportunité éco­nomique forte pour les producteurs locaux ! Il est donc nécessaire de favoriser les échanges locaux, en mettant en relation les filières, les producteurs et les acheteurs de la restauration collective.

Le travail réalisé avec le grou­pement d’achat d’Agen, qui appro­visionne 14 collèges et lycées, va dans ce sens car des critères de proximité « Lot-et-Garonne » ont été ajoutés aux clauses du marché pour l’année 2016. Il sera ainsi possible pour les lots « veau » et « yaourts bio » de s’approvisionner localement.

Cette démarche n’est cependant pas transposable dans tous les éta­blissements de restauration scolaire, dans la mesure où ils ne dépendent pas forcément d’un groupement d’achat. C’est pourquoi, le Département propose aux collèges qui le sou­haitent de bénéficier de marchés à procédures adaptées ( MAPA ) afin de privilégier un producteur local pour un lot spécifique.

En parallèle, le Département a identifié l’offre locale, en adéquation avec les besoins des collèges.

Suite à l’enquête réalisée fin 2013 auprès des producteurs, coopératives et transformateurs lot-et-garonnais, 77 structures se sont déclarées intéressées pour approvisionner les restaurants collectifs, avec des produits tels que des fruits, des légumes, de la viande de boeuf, de canard, d’agneau ou de volailles, des laitages, des oeufs…

Actions à venir

Il faut désormais mettre en relation l’offre et la demande.

Un portail web régional d’in­formation sur la restauration collective bio, locale et de qualité est en cours de finalisation.

La mise en place d’un grou­pement d’achats départemental.

Du 47 dans nos assiettes : voilà l’objectif commun à toutes ces actions. En effet, puisque toutes ces démarches participent à l’essor de l’économie agricole, il faut les encourager, les amplifier afin que nous puissions consommer local.

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