Reconnaissance du Lot-et-Garonne

23 décembre 2015
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Le Comité Départemental d’Expertise ( CDE ) a examiné la reconnaissance du Lot-et-Garonne en état de calamités agricoles le 5 novembre dernier. FDSEA et JA 47 étaient présents et regrettent l’absence des élus de la Chambre d’Agriculture et de leurs techniciens.

Bien que Météo France quali­fie d’exceptionnelle la sécheresse météorologique et édaphique qui a touché le Lot-et-Garonne, les modes de calcul ne permettent pas au département d’être reconnu en état de calamités agricoles… Explication.

Pour qu’il y ait reconnaissance en calamité agricole, le déficit fourrager départemental doit être d’au moins 30 % de la production théorique, soit 900 Unités Fourragères ( UF ) par Equivalent Vache Laitière. Ce déficit fourrager se calcule à partir du déficit des rendements des prai­ries permanentes, du maïs fourrager sec et irrigué.

Cultures fourragères

Le 7 septembre, la FDSEA et les JA 47 demandaient la reconnaissance du département en calamités agricoles.

Nous constatons que les rende­ments maïs ensilage irrigué n’ont baissé « seulement » que de 5 %, ce qui fausse donc les calculs, puisque, compte tenu du potentiel d’irriga­tion, de nombreux éleveurs doivent prioriser les cultures à irriguer. De plus, ce bilan fourrager est calculé en Unité Fourragères par Equivalent Vache Laitière. Le cheptel lot-et-garonnais diminuant d’année en année, nous remarquons que dans de nombreuses petites régions agricoles, ce bilan fourrager n’est pas aussi déficitaire qu’il devrait l’être ! En effet, le déficit fourrager, bien que calculé par région agricole, atteint à son maximum 22 % ! Le mode de calcul est donc, selon la FDSEA et les JA, le vrai problème…

Orages du 11 juin 2015

Concernant la demande effec­tuée suite aux orages du début d’été, aucune demande de calamité ne peut être acceptée puisque l’ensemble des dégâts dus aux vents et à la grêle sont pris en charge par l’assurance « Grêle - Tempête »… 30 % de fran­chise pour cette assurance… Mais ceci est une autre histoire !

Cultures fruitières

Pour la prune d’ente, l’OPN a décidé de ne pas donner suite à sa demande. En effet, bien que les rendements baissent de près de 15 % la bonne qualité et le bon rendement vert/sec permettent aux pruniculteurs de « limiter la casse ».

Calamités 2013 et 2014

2013 : pluies de mars à juin et inondations du 30 mai au 2 juin : les pertes sont reconnues pour le maraîchage plein champ et les légumes d’industrie, les sols, ouvrages, fossés privés, chenillette, ceps de vigne.

2013 : orages du 28 septembre et 3 octobre : pertes reconnues sur noisettes, horticulture, sols et ouvrages, stocks à l’extérieur des bâtiments, redressement et remplacement de pommiers et prunes d’ente.

2014 : pluies de juillet et août : les pertes sont reconnues sur semences d’aneth, carotte hybride et population, chicorée bisannuelle, choux hydride, fenouil, luzerne, navet, oignon hybride, panais, persil, poireau, radis hybride, trèfle.

Les dossiers calamités 2013 et 2014 sont en cours d’ins­truction. Toutefois, il ne vous reste plus que quelques jours pour constituer ou compléter votre dossier.

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