NON, LA PROFESSION NE CAUTIONNE PAS LES REGLES DE MISE EN OEUVRE DE LA PAC

15 juillet 2015
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La période des déclarations PAC se termine. Quelle amertume, quelle colère pour les responsables comme pour les agriculteurs et les équipes qui les accompagnent !

La réforme de la PAC instaure de nouvelles règles : les DPB remplacent les DPU, la convergence et la sur-dotation s’appliquent, le RPG et les dessins des parcelles évoluent… Tout au long des négociations la FNSEA a proposé, a contesté certains points, comme pour tout projet de réforme.
Mais cette réforme est à marquer d’une pierre noire pour une autre raison. Depuis des semaines, les agriculteurs et les prescripteurs attendent, en vain, des instructions claires pour remplir leur dossier, des éclaircissements nécessaires sur la prise en compte des haies, la gestion des clauses de transfert de DPB, les échanges de terre.
Si particulière que soit cette réforme, rien ne justifie cette cacophonie ambiante, la multitude des zones d’ombre que nous connaissons encore à l’heure de boucler les derniers dossiers.
Oui, la profession a été reçue au ministère dans des réunions et autres groupes de travail.
Oui, nous avons demandé et obtenu des comités de suivi.
Oui, poliment, M le Ministre, a toujours répondu à nos courriers.
Mais notre participation à ces consultations s’est vite transformée en opération de communication, si chère au Ministre. Notre association aux travaux ministériels n’est qu’une association de façade !
Si par le passé, les Ministres écoutaient et entendaient la profession, l’actuel fait aujourd’hui la sourde oreille. Et que dire de ses services, enfermés dans des vérités bien loin des réalités du terrain. Tellement tétanisés par le risque de condamnation de la France par la Commission Européenne qu’ils en oublient le bon sens, le pragmatisme.
La FNSEA a dû porter, seule, les problèmes posés à Bruxelles comme pour la question des transferts de DPB entre fermier entrant et fermier sortant. Elle se bat pied à pied pour redonner du bon sens à cette application de la PAC.
Nous saurons dire dans la campagne où sont les responsabilités, bien appuyés par l’administration départementale elle-même perdue et submergée par les interrogations du monde paysan et l’incompréhension du Ministère.
Maintenant que la date limite de dépôt des dossiers approche, nous n’osons imaginer que la campagne de contrôles qui s’annonce se passe mal ou pire encore, que les acomptes annoncés à l’automne ne prennent du retard. Les paysans excédés par le déroulement de cette PAC, asphyxiés dans de nombreuses filières par une conjoncture catastrophique, ne le supporteraient pas.
 

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